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Lucas Leffler

11.11.2021 - 14.11.2021
PARIS PHOTO 2021
exposition personnelle / secteur Curiosa (stand SC16)

Pour sa 2ème participation à Paris Photo, Intervalle présente une exposition personnelle de Lucas Leffler intitulée Zilverbeek dans le sceteur Curiosa, Stand SC16. Lucas Leffler (1993) vit et travaille à Bruxelles. Il a étudié la photographie au lycée professionnel HELB à Bruxelles et a terminé le programme de master (Académie Royale des Beaux-Arts de Gand, Belgique).
Son travail est stimulé par une fascination pour la matérialité de la chimie et son caractère bivalent, entre la dimension scientifique et magique. Il a une pratique expérimentale du médium photographique. Lucas Leffler tend à élargir sa pratique à d'autres formes (sculpture, installation). Il s'inspire des mythes et des faits souvent liés à la photographie pour reconstituer son histoire et en créer de nouvelles.
Son travail a été exposé au FOMU, le Musée de la Photographie d'Anvers en 2021, au Musée Elysée (Lausanne, CH) en 2020,  au Hangar Photo Art Center (Bruxelles, BE) en 2021, au salon Approche (Paris, FR) en 2021, à la foire Art Paris en 2020 et 2021 et à la Biennale Image tangible (Paris, FR) en 2020. Son premier livre Zilverbeek (Silver Creek) est sorti à en 2019 avec chez The Eriskay Connection. Par ses tirages à la boue, Lucas Leffler s'inspire de la nature alchimique du médium photographique, entre magie et science. Un jour, alors qu'il est encore étudiant aux Beaux Arts, il tombe sur un article de presse qui relate une aventure rocambolesque.  Deux ouvriers qui travaillent chez Agfa, marque qui produit des films photographiques, décident de récupérer dans la boue de la rivière souillé par les rejets polluants de leur ex-usine, les sels d'argent qui entrent dans la fabrication du papier photo. C'est l'argent qui les intéresse évidemment mais la teneur est bien trop faible pour faire fortune. Espoir déçu. Quatre-vingt ans plus tard, Lucas Leffler, fasciné par cette histoire, prend sa pelle et son seau. Il rapporte dans son atelier des litres de boue de la « Silver Creek » et réalise, après des mois de tests, sa propre émulsion photographique à la boue. Ces tirages argentiques à la boue, prises de vues de la rivière et du site industriel, sont à la fois une expérimentation photographique, une performance artistique et la quête d'un Graal.