Les statues meurent aussi
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Les Statues Meurent Aussi
Silver gelatin print by Diamantino Quintas, mounted with a passe-partout, hand-painted wooden frame, museum-grade glass (UV-protective and anti-reflective)
80 cm x 120 cm
Encadrement : 84 cm x 124 cm x 3,5 cm
Edition de 5 ex + 2 AP
Certificat d'authenticité
Disponible
© Marianne Maric

Les Statues Meurent Aussi
Silver gelatin print by Diamantino Quintas, mounted with a passe-partout, hand-painted wooden frame, museum-grade glass (UV-protective and anti-reflective)
24 cm x 36 cm
Encadrement : 44,5 cm x 36,5 cmx 3,5 cm
Edition de 5 ex + 2 AP
Certificat d'authenticité
Disponible
© Marianne Maric
Les Statues Meurent Aussi
Silver gelatin print by Diamantino Quintas, mounted with a passe-partout, hand-painted wooden frame, museum-grade glass (UV-protective and anti-reflective)
24 cm x 36 cm
Encadrement : 44,5 cm x 36,5 cmx 3,5 cm
Edition de 5 ex + 2 AP
Certificat d'authenticité
Disponible
© Marianne Maric

Les femmes fontaines
Silver gelatin print by Diamantino Quintas, mounted with a passe-partout, hand-painted wooden frame, museum-grade glass (UV-protective and anti-reflective)
24 cm x 36 cm
Encadrement : 44,5 cm x 36,5 cm x 3,5 cm
Edition de 5 ex + 2 AP
Certificat d'authenticité
Disponible
© Marianne Maric

Les Statues Meurent Aussi
Silver gelatin print by Diamantino Quintas, mounted with a passe-partout, hand-painted wooden frame, museum-grade glass (UV-protective and anti-reflective)
24 cm x 36 cm
Encadrement : 44,5 cm x 36,5 cmx 3,5 cm
Edition de 5 ex + 2 AP
Certificat d'authenticité
Disponible
© Marianne Maric
« Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l'art. Cette botanique de la mort, c'est ce que nous appelons la culture. » Ainsi s'ouvre Les statues meurent aussi (1953) d'Alain Resnais et Chris Marker.
Marianne Maric reprend cet étendard pour titrer une série photographique où cette « botanique de la mort » est inversée. Ses modèles, amies et muses, nues ou partiellement dénudées, interagissent physiquement avec des statues de marbre ou de bronze. Acrobatiques, fantasques, toujours sensuelles, ces mises en scène semblent ranimer les sculptures par le contact avec le vivant. Cet amour des statues porte un nom : l'agalmatophilie.
« De nombreux récits attestent que l'on peut entretenir avec les ?uvres d'art des relations plus proches de la passion amoureuse et de ses variantes fétichistes que de la délectation sereine et contemplative que l'on attribue volontiers au connaisseur. De l'amour de l'art à l'amour tout court, n'y aurait-il qu'un pas ? » écrit la neurologue et historienne des sciences Laura Bossi dans De l'agalmatophilie (2012).
Depuis Les Métamorphoses d'Ovide, où Pygmalion s'éprend de sa statue animée par Vénus, la frontière entre l'art et le vivant oscille entre illusion humaine et sortilège divin. Dans la série de Maric, cette ambiguïté se prolonge : ses modèles, saisis par le flash et figés par la pose, semblent à leur tour pétrifiés. À travers cette tension entre la sculpture qui prend vie et le corps qui se fige, l'artiste interroge le statut du modèle : simple objet de désir ou sujet agissant ? Chez Maric, le modèle devient un agent double, à la fois désirant et désiré, défiant les catégories établies de l'art et du regard.